LE BUTÔ DE LA LUMIERE

Butô de la Lumière 2016-11-30T10:42:37+00:00
« Avoir un corps veut dire la même chose que posséder l’univers. Toutes les expériences et mémoires des générations passées sont collectées et stockées en nous. Mais je me demande où résident ces expériences universelles en nous, et je crois que c’est dans le cœur. L’âme contient l’univers. »
Kazuo Ohno
Butô de la Lumière

Le “Butô de la Lumière” qui tient une place fondamentale dans mon enseignement est né de ma rencontre avec le Butô auquel j’ai été initié par Tanaka Min et Kazuo Ohno au Japon, mon expérience avec la nature et le Yoga intégral de Sri Aurobindo.
C’est également le fruit de ma propre transformation intérieure.

Origines du Butô

La Danse Butô est née au Japon dans les années 70, en réaction à Hiroshima. On parle de la danse Butô comme de la “danse des ténèbres”. Il est né après Hiroshima.
Le Butô était au départ un cri, une catharsis pour exorciser cette folie humaine, et montrer nos démons à la face du monde. Il s’inspirait beaucoup du théâtre de l’absurde d’Antonin Artaud, tout en puisant dans les racines ancestrales du Shintoïsme, religion animiste primordiale du Japon et du bouddhisme Zen. Il a évolué depuis dans des courants différents.

Le butô est une danse et aussi une pensée philosophique. Il n’y a pas de style, mais un état d’esprit où le corps libéré de toute forme définie hors de lui peut parler et nommer ce qui est présent en lui, sans à priori, ni jugement.
Kazuo Ohno, homme de Foi, qui fut avec Hijikata précurseur du Butô, a amené à cette confrontation à la mort du début du Butô, un espoir de rédemption. Il parle du Butô comme de la “danse de l’âme”. Celle-ci étant éternelle, nous dansons au-delà de la vie et de la mort dans un état de Grâce.

Le butô est une danse et aussi une pensée philosophique
  • le Butô de la nature
  • le Butô de la nature
  • le Butô de la nature
  • le Butô de la nature

Le Butô et la nature

Dans la tradition Shintoïste, chaque arbre, rocher, oiseau… est habité par un esprit ou kami. Cette vision animiste ou chamanique imprègne le danseur Butô qui n’est jamais seul quand il danse. Tanaka Min, dans son enseignement m’a initié au Butô de la nature qui puise ses racines dans le Shintoïsme.

Comment faire Un avec la nature, les éléments, l’environnement, l’autre, l’univers… abolir la frontière entre l’intérieur et l’extérieur du corps et devenir “médium du lieu”: c’est cette recherche fondamentale qu’il appelait “laboratoire de météorologie du corps”qu’il m’a transmis.

Butô de la Lumière

« Nous dansons avec les gestes saccadés des marionettes. Nous ne savons plus comment puiser dans les profondeurs de notre être, comment nous perdre dans notre « moi » intérieur, comment transformer les images de nos rêves en réalité harmonieuses ». Isadora Duncan 1921 (la danse de l’avenir)

Le Butô traditionnel met l’accent sur l’inconscient et les ténèbres. Dans le Butô de la Lumière, c’est la Lumière qui éclaire les ténèbres. Nous sommes des êtres divins incarnés dans un corps de chair. En ouvrant la coupe de notre cœur nous pouvons accueillir la lumière, jusqu’au cœur de nos cellules et élever ainsi notre vibration, transformant notre propre matière.

Le Butô de la lumière s’inspire aussi du Yoga intégral de Sri Aurobindo pour lequel “Le but, à la différence des autres Yoga, n’est pas seulement de monter et d’éveiller la Kundalini ou force montante, mais de descendre, pas seulement de filer dans la paix éternelle, mais de transformer la vie et la matière, et d’abord ce coin de matière que nous sommes…

Quand la Paix est établie, la force supérieure ou divine, d’en haut, peut descendre et travailler en nous. Elle travaille au perfectionnement et à la libération de notre Être…” Satprem (le mental des cellules)

Isadora Elizabeth Duncan
  • Butô de la Lumière

Une danse alchimique

Dans le Butô tout se côtoient sans jugement. Effaçant les frontières de l’égo, le corps exprime ce qui est enfoui dans la mémoire cellulaire, notre propre mémoire comme la mémoire collective. Cette descente dans les chambres obscures de la psyché n’est pas un anéantissement dans une mort de l’âme mais plutôt un dépouillement de nous-même, de tout ce qui n’est pas notre véritable nature d’Être.

Dans l’extrême lenteur amenant à une méditation dansée, descendant dans les profondeurs de notre Être, nous restons le témoin bienveillant. Nous sommes présent à ce “théâtre d’ombre” qui se danse en nous et l’accueillons dans la coupe ouverte de notre cœur, alchimisant l’ombre en lumière. Nos cellules s’ouvrent alors à cette lumière qu’elles reconnaissent…

L’éveil au cœur de la matière

“ Le corps devient transparent et n’est que le truchement de l’âme et de l’esprit. ”
Isadora Duncan (La danse de l’avenir)

Comme le baiser du prince charmant vient réveiller la belle au bois dormant la Lumière descend réveiller notre matière endormie dans une longue nuit de l’âme. La vibration même de nos cellules s’allège alors et s’élève.

Notre corps devient plus léger, plus transparent, plus fluide, comme illuminée de l’intérieur : c’est la Transfiguration. “Oui” dansent et chantent les cellules.

Notre danse est alors une ”Action de Grâce”. Nous retrouvons notre vraie nature solaire. Ouvrant les “yeux de l’âme” nous regardons le monde avec un regard neuf et aimant. Émerveillés de sa beauté, nous la célébrons alors dans une danse d’amour et de guérison pour nous et pour la Terre.

Fabienne Courmont

L’éveil au cœur de la matière

FORMATIONS

Programme international de Formation à la Danse de l’Être©

Certifiée par le CID (Conseil International de la Danse – Unesco)
avec Fabienne Courmont

cid

LA FORMATION se déroule sur 3 cycles.

Elle s’adresse aux personnes désireuses de cheminer vers la connaissance de soi à travers une approche Holistique de la Danse-thérapie.
Le cycle III est ouvert aux personnes ayant suivi les deux premiers cycles et désireuses d’intégrer la Danse de l’Être dans leur activité professionnelle (artiste, danseur, thérapeute, art-thérapeute, éducateur, enseignant…)

En savoir plus
Voir l’agenda de Fabienne Courmont