La Danse de l’être©, sur les traces d’Isadora Duncan

La Danse de l’être©, sur les traces d’Isadora Duncan

«La Danse de l’être©, sur les traces d’Isadora Duncan»
Voyage au coeur de la danse sacrée
Fabienne Courmont

la danse de l'être et Isadora DuncanQuelle différence y a t-il entre un mouvement mécanique, une gymnastique musculaire, une danse «profane» et une danse sacrée ?

C’est, je crois, la présence du feu en nous qui représente l’élan de tout  l’Être vers la Source. Lorsque ce feu sacré est éveillé notre âme se met alors à danser.
Ce feu qui transporte et élève jusqu’aux plus hautes sphères de l’esprit humain est celui que les vestales de la Grèce ancienne entretenaient par leur danse. C’est ce même feu qu’Isadora Duncan, initiatrice de la danse libre au début du siècle dernier réveilla en Occident, allant puiser dans la Grèce antique les racines de la danse sacrée occidentale, et que je continue de transmettre dans la Danse de l’Être.

Ranimer le feu sacré de la danse en ces temps de passage d’un monde matériel à un monde plus spirituel, c’est insuffler le mouvement de vie à un corps qui a perdu sa grâce par une vie tendue, encombrée ou dénuée de sens et faire d’un corps «profane» un corps-temple.

Mais dans notre corps-temple, réceptacle du divin, où se situe-t-il et comment le réveiller ?

Je le vois dans le sanctuaire du coeur car c’est en ouvrant la porte du tabernacle du coeur, dans notre danse, que l’alchimie du corps et de l’esprit peut se produire.
Pour cela, je vous invite à un voyage où nous allons tout d’abord éveiller le feu de vie qui sommeille à la base de la colonne vertébrale en trouvant l’élan dans notre ventre-matrice en lien avec la Terre-mère. Puis nous laisserons monter la flamme dans une impulsion de tout l’être jusqu’à sentir s’embraser notre coeur.
Dans le creuset du coeur, le feu de vie rejoint le feu divin qui y demeure. Celui-ci est alors attisé et embrase à son tour tout notre corps, transporte notre âme au-delà de la dimension physique, vers les mondes spirituels. Nous devenons la flamme de vie qui danse dans son mouvement perpétuel partant des entrailles de la terre et s’élevant vers le ciel. Continuant en esprit de laisser monter notre flamme jusqu’au sommet de notre Être, notre couronne, et au-delà jusqu’aux confins de l’univers, nous pouvons goûter au nectar de la danse d’extase. Nous approchons alors le mystère de l’indicible, en reliant le corps, l’âme et l’esprit dans une danse alchimique. Le feu réveillé guérit, apaise, élève et par la magie de la danse transforme l’Être. Nous retrouvons l’harmonie et l’unité primordiale chers aux grecs anciens.
En réveillant, il y a un siècle, le feu sacré dans une danse qui «révèle les Êtres à eux-même, les libère de leurs entraves, leur fait découvrir la part de divin qui est en eux» Isadora offrit à l’Occident le meilleur d’elle-même. Mon souhait le plus cher est de continuer à éveiller ce feu qui réside en chacun afin que les danseurs de l’Être, en vestales des temps modernes, participent à l’harmonie de la nouvelle terre en train de naître !

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