Réveiller le feu du féminin sacré en nous

Réveiller le feu du féminin sacré en nous

article pour «Soleil levant» par Fabienne Courmont

Dans les civilisations anciennes où la danse avait un caractère sacré, les danseuses qui étaient consacrées dans le temple (vestales, devadesi…) avaient la responsabilité d’entretenir le feu sacré pour la communauté afin de maintenir l’harmonie entre les mondes. La danseuse sacrée représente un archétype qui se réveille en ce moment pour beaucoup avec le retour du féminin sacré. Il est là, dans l’inconscient collectif pour aider au passage que l’humanité vit en ce moment. Mon cheminement en tant que danseuse, à la recherche des racines sacrées de la danse m’a fait rencontrer lors d’un séjour en Inde ean 1984 une devadesi.

La mémoire de danseuse sacrée s’est réactivée alors et m’a conduit des années après à créer la danse de l’Être©, qui est une danse à la fois libre et enracinée dans la tradition et qui répond à cet appel du féminin sacré dans une forme nouvelle et univers-elle.

Je crois que l’on ne peut approcher le féminin sacré qu’en passant par le corps, non pas pris comme objet mais comme réceptacle qui reçoit le souffle de l’esprit dans la coupe sacrée du coeur, le saint Graal, afin de manifester la beauté sur Terre. Si l’on regarde la symbolique : qu’est-ce que le feu sacré si ce n’est la flamme divine qui est en chaque Être et qui demande à être révélée. Où réside cette flamme sacrée si ce n’est dans notre corps, temple vivant, à l’endroit le plus précieux, le «sacré coeur» ou le chakra du coeur. Ainsi nous portons en nous, dans notre corps, la symbolique du temple vivant.

C’est en nous abandonnant à l’énergie de vie qui anime notre corps et ses milliards de cellules que nous laissons la source d’amour jaillir en nous. En réunissant par le mouvement, les énergies de la terre (Hara) et du ciel (chakra couronne), dans le chakra du coeur nous réveillons alors le corpstemple.

La nature est source d’inspiration. En stimulant les forces élémentaires de la terre, de l’eau, du feu, de l’air par notre danse nous libérons les forces créatrices de la Déesse en nous. En vivant, dans la lenteur de la méditation dansée, les métamorphoses des cycles de la vie, nous pénétrons dans le mystère de la vie. Ainsi nous accueillons notre polarité féminine et entretenons, par notre danse, la flamme divine qui permet la connexion à notre Être de Lumière.
Chaque pas de danse, chaque mouvement vécus dans ce chemin initiatique nous rapproche de l’Être et nous amène à développer les qualités du féminin sacré telle la réceptivité, l’accueil, l’acceptation, l’intuition, le pouvoir de transformation, la créativité, la coopération, l’amour inconditionnel… et également celles du masculin sacré (inspiration, alignement, courage, structure…). Les deux sont nécessaires à l’équilibre de notre danse cosmique et terrestre.

C’est dans cette danse du Tao que se passe la réconciliation du féminin et du masculin sacrés. Actuellement dans ce passage que vit l’humanité il me parait essentiel pour retrouver notre équilibre de réveiller le feu du féminin sacré qui a été trop longtemps mis sous le boisseau, et cela en chacun femme et homme, afin que notre humanité puisse renaître à sa vraie dimension qui est celle de l’Être.

2016-11-30T10:42:39+00:00 Réflexions|0 Comments

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